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Après le dévoilement
familial en janvier 2000, une autre personne qui a eu le courage d'aller
consulter en thérapie, venait de découvrir qu'elle était aussi une «
victime » de l'inceste de « mon père »... Le choc est énorme
pour
toute la famille car ma mère en aurait eu connaissance, cette fois-ci en
voyant les draps le lendemain matin. Ce qu'elle nie entièrement car elle
n'a aucun souvenir de cela. C'est l'enfer!... Un autre « deuil moral »
à faire et c'est déchirant! Ces deux situations me bouleversaient et je
ne voulais pas vous importuner avec cela; j'aurais peut-être dû car
aujourd'hui je réalise que l'impact de ce drame drainait mon énergie, malgré
mon bon vouloir, et il influençait mon élan et mon potentiel.
Je
ne cherche pas d'excuses... Je vous
exprime simplement le stress que je vivais à ce moment. J'avais
peur et je ne savais pas qu'elle serait votre réaction face à tout
cela. Vous étiez ce beau rayon de soleil qui me poussait à me dire: «
persévères... accroches-toi... n'abandonnes pas...»
Ce fût très difficile à gérer et «
l'inceste » est la pire chose qu'une famille puisse vivre car c'est
l'éclatement du noyau familial malgré nous. Le plus difficile,
c'est de briser le mur du silence et l'engrenage du pouvoir destructeur
qu'engendre « l'abus sexuel ». C'est en les dénonçant , en
posant des gestes concrets en justice, en thérapie et en société que l'on
peut « intégrer ses blessures », et s'en libérer avec le temps.
Je
crois que chaque « victime » fait preuve de courage et de
détermination pour se libérer de ses séquelles. C'est aussi pour « me
libérer » et montrer à mes enfants le droit chemin et que la réussite
est aussi pour ceux et celles qui ont un vécu de tels abus, et que
l'important... « c'est de se relever » et de croire en son potentiel de
guérison. Pour alors arrêter de « survivre » et enfin en arriver à «
vivre », et à s'épanouir de nouveau dans la vie.
Cet
élan que je l'ai eu en arrivant chez DPS, même si la marche était haute
(après 12 ans); je voulais de tout mon coeur y arriver et avancer!
Retrouver mon potentiel, mon autonomie, mon épanouissement et mon
accomplissement au sein d'une belle et grande entreprise comme la vôtre.
La
vie me faisait un beau clin d'oeil en entrant chez vous et quel gentil coup de
pouce, vous m'avez donné. Cependant, la vie m'a aussi rappelé à
l'ordre car... « ce privilège », il faut « le mériter », et votre
décision envers moi, le prouve bien. Je la respecte et comprends bien
votre décision de gestionnaires hors pairs. En dépit des circonstances
vécues et du grand stress occasionné, mon défi était de taille. Je
sais que j'ai réussi à franchir