Lettre à mon père
Cloutier, le 20/09/2002
Bonjour mon père, je sais que tu ne voudras sans doute
pas lire, ou te faire lire cette lettre comme tu as refuser de te faire lire
celle en décembre, mais je prends tout de même une chance.
Je ne t’écris pas pour te narguer ou quoi que se soit
du genre, mais plus tôt pour essayer de comprendre se qui se passe dans ta tête
et aussi pour te dire pourquoi j’ai du faire tout ça.
Si j’ai dû en arrivé a te faire arrêter et ensuite
avoir le procès, c’est que je ne pouvais plus vivre comme ça. Tu m’as
fait tellement souffrir que j’ai voulu mourir, si aujourd’hui je suis enfin
mère d’un magnifique garçon, c’est parce que je me suis décidé a parler
et ainsi me libérer.
Je voudrais savoir pourquoi tu refuse toujours
d’avouer ce que tu m’as fait et aussi ce que tu as fait à Sylvie.
J’ai longtemps espéré que tu t’avoue a toi même
ces évènements qui se sont produit a trop de reprise, que tu en parle a
quelqu’un pour te libéré le cœur. Je voudrais aussi comprendre une autre
chose, si tu n’as rien fait comme tu dit, pourquoi avoir dit aux policiers
que tu les attendaient depuis longtemps, on attend pas la police chez nous
quand on a rien a se reprocher.
Je voudrais aussi savoir une fois pour toute, pourquoi?
Pourquoi tu nous a fait ça, est-ce de la faute a Édith, car en toute sincérité
je lui en veux énormément a elle aussi presque autant qu’à toi.
Je te connais assez pour savoir qu’aujourd’hui tu es
enragé contre moi, Sylvie, Édith et certainement Mario aussi, mais c’est
dommage a dire tu n’as aucune raison car nous avons du faire tout ça.
Je souhaite de tout mon cœur que cette décision de la
cour te permettra de réfléchir, de prendre du recul sur tous ces événement,
que tu arriveras a t’avouer a toi même ces geste que tu as posé qui ont détruit
tant de rêves qu’une petite fille aurais pu faire( moi même).
En terminant je veux que tu comprenne bien que ce que
j’ai fait , je ne l’ai pas fait par vengeance, mais pour me libérer le cœur,
pour me donner une nouvelle vie, pour pouvoir enfin profiter des bons moments
avec mon mari et mon fils. Tu sais tu as 4 merveilleux petits enfants, et il
serait dommage que tu gaspille le reste de ta vie a te fermer les yeux, a nier
et a faire comme si rien ne c’était passé, car qui sait peut être un jour
tu pourras revoir tes petits enfants et tes enfants jouer ensemble et si tu le
veux bien, peut être pourras tu profiter de ces instants qui sont si prévilégié
pour des grands-parents.
Je te laisse en te disant, qu’aujourd’hui, si tu me
le demandais du fond de ton cœur, avec une extrême sincérité, si tu voulais
me demander pardon pour ce mal que tu m’as fait, je crois bien que je serais
en mesure de te l’accorder.