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Blanche
Landry
Psychothérapeute,
Conférencière, Formatrice, Auteure
Références -Témoignages de Sandra
Ce
que le travail fait avec Blanche m’a apporté...
J’ai
rencontré Blanche en juillet 2002. J’ai vécu des abus sexuels et
l’inceste. J’ai eu plusieurs agresseurs, mais les plus traumatisants
ont été mon père, mon frère et ma mère. Je me sentais sale, souillée,
marquée à jamais, et au fin fond de mon cœur, une petite voix à
peine inaudible qui me disait : « ça va, tu peux y aller! ».
J’ai fait confiance à quelqu’un pour la DERNIÈRE FOIS ; j’avais
été tellement trahie. Et j’ai eu raison, pour mon plus grand bonheur
et ma plus grande libération. Le
plus beau cadeau que j’ai reçu dans la vie, c’est Blanche qui me
l’a offert, peut-être même sans le savoir. Au début de mon travail
avec elle, elle m’a dit : « tu sais Sandra, il y a un
espace en toi qui est parfait, intouché, inviolable, un espace qui
n’a jamais été atteint et tu peux te servir de cet espace pour
grandir, pour guérir, pour trouver la force de continuer ce chemin qui
sera parfois tortueux. » J’étais stupéfaite. Un espace en moi
n’était pas souillé par le sperme de mon père, ni la langue de ma mère,
ni les yeux désireux de mon oncle Untel? Un espace en moi était encore
propre, inviolable? Moi, qui me sent sale, souillée, détruite, je possède
un tel endroit de paix, de calme, de force et de courage? Sur le coup,
j’ai eu un peu de mal à la croire avec ma tête, et cette petite voix
en moi savait que c’était vrai. Blanche m’a aussi dit que la trace
de mon père en moi n’était pas indélébile, que je pouvais guérir
complètement de mes blessures d’inceste, qu’en faisant le bon
Travail, je pourrais à nouveau me sentir libre de vivre la vie que je
voulais vivre, que je deviendrais la maîtresse de ma vie. La foi en moi
et en mes capacités qu’émanait de ces paroles et de ses yeux m’ont
convaincu, un peu! J’ai quand même foncé, tête première, je me
suis perdue corps et âme dans ce Travail. J’étais animée par la
flamme du désespoir, par la rage de vivre, et aussi (je ne le savais
pas!) par cet espace parfait de Force et de Puissance en moi… Je
pensais que je me perdais, mais en fait, j’étais entrain de me
retrouver. J’ai
passé des moments épouvantables avec elle, j’ai eu honte devant
elle, j’ai me suis tordue de douleur devant elle, j’ai pleuré
devant elle, je me suis haie devant elle, je me suis fâchée devant
elle, parfois envers elle, j’ai eu des rages destructrices devant
elle, j’ai crié devant elle, j’ai vomi devant elle, j’ai revécu
les pires agressions devant elle, je lui ai confié le pire de moi-même;
et j’ai toujours reçu en retour ses beaux yeux compatissants et
lumineux, plein d’Amour, sans jugement. J’ai
vécu de sublimes moments avec elle, en découvrant cet espace parfait
en moi, en le touchant, en le laissant se manifester en moi… J’ai
fait mes premiers pas de femme devant elle, j’ai fait mes premiers pas
d’acceptation de cette féminité en moi, de cette sensualité en moi.
J’ai vécu de moments de fous rires hilarants avec elle, dans des
moments absolument dramatiques. Ces fous rires ont ouvert encore plus le
chemin de guérison, pour laisser monter d’autres émotions enfouies
profondément en moi. Et toujours, comme réponse à mon travail,
je voyais dans ses yeux admiration, reconnaissance, joie pour
moi, tendresse et Amour infini. Il
y a aussi eu ses moments où j’avais besoin qu’elle me confronte,
qu’elle me « brasse la cage », et elle l’a toujours fait
dans le respect, la pondération, la tendresse, le doigté, sans jamais
porter atteinte à mon intégrité, ma dignité. Blanche voit qui je
suis réellement, au-delà de mes blessures, au-delà du laid en moi,
au-delà de l’ombre en moi, et ça, ça me remplit le Cœur. Aujourd’hui,
après presque 7 ans (entrecoupés) de Travail avec Blanche, je crois en
ma guérison, je crois en mon pouvoir de guérison. Je sais qu’un
jour, je serai libre de tout ce poison mis en moi à travers les abus
sexuels. Un jour, je serai libre de tous ses traits de personnalité
malsains que j’ai développés au fil des abus. Aujourd’hui
encore, je choisis de me donner les outils pour guérir parce j’ai le
droit d’être bien, j’ai le droit d’être heureuse, j’ai le
droit d’être une belle femme, dans toute sa splendeur, dans toute sa
sensualité. J’ai le droit de vivre ma sexualité librement, comme je
l’entends, j’ai le droit de m’épanouir à travers ma sexualité.
Je veux et je suis entrain de prendre ma place dans le monde, je suis
entrain de me retrouver, de retrouver qui je suis réellement. Et ça,
ça n’a pas de prix! Je choisis de ne laisser passer aucune opportunité
de guérir, de tout attraper au vol ce qui favorise ma guérison et par
conséquent, le bien-être de ma famille. Quand je me regarde dans le
miroir, quand je vois mes yeux pétillants de vie, mon corps de femme
qui devient de plus en plus beau, quand j’observe au quotidien mes
enfants changer parce que ma propre énergie change autour d’eux,
quand je vois la tendresse et la douceur que je peux leur manifester
maintenant, quand je vois la belle relation que je développe avec mon
mari, quand je vois la belle et douce sexualité que je développe avec
lui, quand je vois la transformation qui s’est opérée en moi, je
ferme les yeux, je respire et je remercie la Vie. Je me sens privilégiée
de pouvoir, à 31 ans, nettoyer toutes mes blessures d’enfant. C’est
un immense cadeau,
inestimable. Je goûte de plus en plus à la Beauté de la Vie, à la
douceur de la Vie. Mon
chemin, il est plus Beau qu’il est Difficile, et Dieu sait qu’il est
difficile… maintenant je peux dire, ma Beauté est plus grande que la
souillure en moi. Rien ne peut maintenant m’arrêter à guérir. Rien,
ni personne. Les cadeaux qui émergent de moi et que je reçois tout au
long de mon Travail sont trop Beaux, trop Grands pour que je veuille arrêter.
La Lumière qui émane de moi et qui me remplit est trop douce, trop
belle, trop savoureuse pour que je veuille arrêter mon Travail. Et
vous, que choisissez-vous? Guérir ou dépérir? Blanche est prête à
faire le voyage du Québec jusqu’en France (sachez que ce n’est pas
une voyageuse aguerrie!) pour venir vous partager les trésors qu’elle
a, pour vous permettre à vous aussi de découvrir votre Lumière, votre
Beauté. Vous allez laisser passer cette chance unique?
Pour moi, cela est inconcevable. Sachez que c’est un privilège
de travailler aux côtés Blanche. Le stage qui se déroulera cet été
en France en sera un de transformation, de guérison, de libération
pour les femmes qui y participeront. Serez-vous une de celles-là? Moi
oui, sans aucune hésitation!
Sandra
Gagnon
Deuxième témoignage de Sandra (envoyé le 12 déc. 09) Famille
de Lumière Wow! Ça fait
14 jours que je suis en contact quotidien avec Blanche. D’abord, le
stage de 5 jours en France et ensuite, 9 jours en intensif chez moi avec
mon mari, mes enfants et moi-même. Parfois mon mari seul avec elle,
parfois en couple, les enfants chacun leur tour, moi seule avec elle…
Nous sommes une famille de Lumière, nous devenons une famille de Lumière…
Je suis contente que mes enfants puissent travailler avec elle, dès leur
tendre enfance… pour qu’elle reste tendre, cette enfance si précieuse…
je suis heureuse pour eux qu’ils aient accès à leur Lumière, leur
essence divine, grâce à elle. Elle peut les amener dans des dimensions
de bien-être que je ne suis pas en mesure de leur apporter. Je suis
heureuse pour eux, mais ça me fait également très mal… Mon égo a
peur de perdre sa place… et si mes enfants aimaient mieux Blanche que
moi-même… Le plus important, c’est que mes enfants reçoivent le
meilleur possible… Pourquoi, si j’aime vraiment mes enfants, je les
empêcherais de recevoir l’amour inconditionnel, l’amour-compassion
qu’il y a dans les yeux de Blanche??? Si ça me guérit moi, si ça me
remplit moi, pourquoi je les empêcherais de vivre cette plénitude, ce
bonheur avec elle… Je reste leur mère, mais Blanche peut les
accueillir, les reconnaître et les aimer comme la thérapeute qu’elle
est peut le faire… C’est d’aimer mes enfants au-delà de mon égo
qui permet cela… même si ça me fait mal… Permettre à
mes enfants de nettoyer leurs blessures, ce n’est pas facile… je leur
souhaite de le faire, je mets tout en place pour qu’ils puissent le
faire, je sais que tous les parents blessent leurs enfants… mais quand
je sais qu’ils sont là, en haut, dans notre salle de travail avec
Blanche, quand je sais qu’ils ont de la peine des manques de
reconnaissance que j’ai eus envers eux, quand je sais qu’ils sont en
colère des manques de tendresse que j’ai eus envers eux, quand je
prends conscience des manques de leur père aussi, ça fait mal, et ça
fait travailler… malgré tout l’amour qu’on leur porte, on les a
blessés… Le savoir avec notre tête, et le vivre avec notre cœur, ce
sont deux choses bien distinctes… culpabilité, peine, colère envers
moi-même de ces imperfections… ils sont ma chair et mon sang,
j’aurais voulu les protéger de toutes les souffrances du monde, et voilà
que je prends conscience que je les ai blessés… sans le savoir, et en
plus, en pensant faire le mieux… À arrogance, quand tu me tiens… J’étais
certaine que ma main de fer (je ne les ai pas frappés!) était plus adaptée
que la douceur que je voyais chez les autres mères, j’étais certaine
être meilleure que les autres plus souples, plus malléables… ma
rigidité les a blessés, mon manque de douceur et de tendresse les a privés
d’un besoin et d’une attente normale d’enfant envers leur mère… Mais tout
n’est pas perdu pour eux… Je me prends en main, je travaille sur moi.
Mon mari se prend en main, il travaille sur lui… nous travaillons notre
couple, nous permettons et favorisons le travail thérapeutique de nos
enfants… et en cela, nous devenons une famille de Lumière… et je vois
les résultats. Mes enfants se rapprochent de moi, mon grand garçon me
fait des gros hugs spontanés, me dit qu’il m’aime… ma fille se
colle aussi, est moins capricieuse, plus calme, plus posée… notre
Travail à tous, avec Blanche nous permet de vivre ces beaux moments en
famille… je me sens de plus en plus dans une belle énergie aimante
envers mes enfants, loin de l’énergie du gorille enragé que j’ai déjà
été… Mon mari est plus ferme avec eux, plus consistant, plus aimant en
ne laissant pas tout passer par paresse d’intervenir… je suis émue de
tout cela, voilà la plus grande preuve d’amour envers eux… Oui,
j’ai eu des manques envers eux, oui, ils ont été blessés parce que
j’étais moi-même perdue (j’ai vécu l’inceste), mais
aujourd’hui, nous allons tous mieux… Tout n’est pas perdu, et
l’espoir me porte à croire que tout ira pour le mieux, tant que nous
ferons notre Travail jusqu’au bout… Nous devenons
une Famille de Lumière, et j’en suis fière… Je permets à mes
enfants de devenir des êtres de beauté, au-delà de mon égo… c’est
magnifique, et c’est le plus beau cadeau que je peux leur donner…
Malgré tout ce qui a pu se passer avant, aujourd’hui, je favorise la
pleine éclosion de leur potentiel… Je laisse mon égo et mon orgueil de
côté pour permettre à mes enfants de toucher leur plein potentiel et de
le développer… Merci Blanche
de faire partie de l’équipe… Et toutes ces
années ou j’ai rêvé que mon mari travaille sur lui aussi… Mais
quand il est là, en haut, dans la salle de travail avec Blanche, je sais
qu’il travaille pour vrai… peut-être est-il en colère après moi,
peut-être a-t-il été blessé par moi… sûrement… peut-être
remet-il notre relation en question… ouf! Qu’il travaille sur lui me
remet en question, me bouleverse, me brasse par en-dedans… il ne se
laisse plus faire comme avant… il me dit ses besoins… il ne veut plus
que je sois sa petite princesse et faire tout mes caprices… il me parle
de mes manques de tendresse envers lui, mes manques d’ouverture envers
lui… ouf… nous travaillons en couple avec Blanche… je ne peux plus
me dérober, faire semblant que je suis en contrôle… je me dévoile…
j’ose pleurer devant lui, me mettre à nue devant lui, laisser tomber
tous les masques, dire la vraie Vérité, au risque de le perdre… au
risque d’une séparation… au risque qu’il me juge, me méprise, me
rejette… je parle de mes besoins à moi, de mes manques à moi… je
reconnais mon manque de tendresse envers lui… je lui demande pardon…
je pleure… il reconnaît lui aussi son manque de présence envers moi…
il pleure… nous nous regardons dans les yeux, nous avons ce nouveau
regard rempli d’amour… nous avons tout risqué, nous récoltons encore
plus d’amour… nous respirons profondément en nous regardant dans les
yeux… nous sourions à travers nos larmes et nous avons envie de faire
l’amour… nous faisons l’amour comme jamais auparavant… Nous
apprenons à communiquer, à être vrai et authentique, sans masques, sans
cachette… nous apprenons à nous reconnaître mutuellement, à nous
connecter par le cœur, à respirer ensemble… nous apprenons à nous
aimer, vraiment, à laisser parler l’amour à travers nos cœurs, nos
corps… l’amour est là, et apprenons à le laisser parler d’abord…
le ressentiment est là aussi, de vieilles blessures sont là aussi, de la
colère est là aussi… nous apprenons à être responsable de ce que
nous vivons, à le reconnaître, le partager… nous apprenons à nous écouter
dans ce que nous vivons, j’apprends à être moins centrée sur mes
besoins, un peu plus sur les siens… il apprend à décrocher de son
travail et à être présent à moi… il apprend à me faire l’amour,
j’apprends à accueillir cet homme qui me fait l’amour… Je le regarde
dans les yeux, avec tout l’amour du monde… j’aime cet homme, et cet
homme m’aime… dans les moments difficiles à venir, je me dois de me
souvenir de cela… j’aime la douceur de cet homme, j’aime le courage
de cet homme, j’aime la loyauté de cet homme, j’aime les yeux de cet
homme quand il me fait l’amour, j’aime la douceur de ces mains sur mon
corps frissonnant, j’aime la fougue de cet homme qui m’enlace quand je
prépare le repas… j’aime les clins d’œil coquins de cet homme dans
une soirée bondée de monde… Et
paradoxalement, j’ai aussi peur. Non pas peur de cet homme en
particulier, mais peur de l’Homme en lui… Peur de l’intimité avec
un homme, peur de la sexualité avec un homme, peur de l’amour avec un
homme, peur du plaisir avec un homme… et paradoxalement, je n’en peux
plus de me fermer à cet homme… de me fermer à son amour, son pardon,
sa douceur… j’ai le corps en feu, j’ai le vagin en feu… je vis un
« oui, je le veux » et « non, je ne le veux pas »
en même temps… mais le camp du oui est entrain de l’emporter… je me
meurs de m’emmurer, de me refermer et de me refuser le plaisir d’être
une femme, dans les bras d’un homme… être une femme, dans les bras de
cet homme, celui-là, que je choisis… Merci
Blanche, de faire partie de cette équipe-là aussi… Je vis des
moments magnifiques, glorieux… La Guérison complète et totale est
possible, le Travail thérapeutique fonctionne vraiment… je vois les résultats
dans mon quotidien… Il reste encore des choses à travailler, des
petites et des grosses, mais les liens se font de plus en plus, les
morceaux su casse-tête s’emboîtent de plus en plus, je vois de plus en
plus clair… J’étais un
gorille enragé quand j’ai vue Blanche en thérapie pour la première
fois, il y a 7 ans… et je m’habillais dans la section des hommes des
magasins… j’étais bête, rustre, je sacrais comme une charrue, je
faisais peur à tout le monde, j’étais arrogante, méprisante, je me
pensais meilleure que tout le monde, je ne croyais en rien et surtout pas
en moi… mais un détail me dérangeait dans ma vie… un tout petit
incident avec un grand-oncle maternel, quand j’avais 8 ans… je venais
voir Blanche pour ce tout petit détail… en ouvrant ce tout petit détail,
c’est toute une boîte de Pandore qui s’est ouverte… j’ai vécu
l’inceste… j’avais vécu l’inceste pendant tant d’année, sans
le savoir… mes souvenirs sont tous revenus, un à un, parfois en rafale,
parfois espacés… c’est toute ma vie qui s’est envolée, écroulée…
J’étais méfiante…
mais qui est cette femme qui prétend m’aider à guérir… guérir de
quoi? Je n’ai pas besoin d’elle moi…
Patiemment,
petit pas par petit pas, doucement, délicatement, avec compassion, avec
admiration et reconnaissance du moindre petit pas de géants… voilà
comment Blanche a travaillé avec moi. Je me suis ouverte à cette femme,
cet ange, cette Blange… en respectant chacun de mes pas, de mes
silences, de mes peurs, avec tact et doigté, elle m’a permis de me dévoiler,
elle m’a permis de me dénuder, d’oser être qui je suis réellement…
dans ma colère, mes souffrances, mes pleurs, mes hontes, mon mépris de
moi-même, mon jugement de moi-même, mes simagrées pour attirer son
attention et sa pitié, ma méfiance envers les femmes, ma suspicion
envers les thérapeutes… Blanche m’a accueilli dans tout cela que je
vivais, sans jamais me juger, sans jamais me crucifier, ni se fâcher…
elle m’a bien sûr confronté quand je m’enlisais, quand je me
complaisais dans mon caca… sans jamais me juger, toujours dans
l’accueil… Et j’ai
fait mon travail… je suis allée chez elle. Et même quand je savais
combien douloureux étaient les passages vers la guérison, j’y
retournais et j’y retournais… et je plongeais dans les exercices
qu’elle me proposait… à la hauteur de plongeon que je pouvais faire
à ce moment-là… et j’ai décidé, envers et contre tout, que ma guérison
était prioritaire… parfois contre mon mari qui trouvait que ça coûtait
cher, parfois contre les jugements que je sentais chez les membres de ma
famille qui trouvait que c’était long et que j’étais mieux
qu’avant… oui, mieux qu’avant, mais pas guérie totalement… Mon chemin
n’est pas terminé, je le sais… mais je sais aussi que je vais
continuer à avancer, jusqu’au bout… je suis à un point de
non-retour… impossible de reculer, il n’y a qu’en avant qui
existe… et je sais que j’ai toutes les capacités en moi et les aides
autour de moi pour atteindre mon but, la guérison… pour moi, la guérison,
c’est l’accueil total et complet de la femme en moi… dans toutes ces
sphères… la femme mère ; accueillante, apaisante, protectrice, ferme,
encadrante… la femme amoureuse ; délicate, tendre, aimante… la femme
sexuelle, celle qui ose le plaisir, qui choisit le plaisir, qui est à
l’aise dans sa sexualité ; la femme solide et affirmée si nécessaire,
douce, mais qui n’a pas froid aux yeux et ne se laisse pas marcher sur
les pieds… la femme sociale, qui rit, a du plaisir, des amis, sans
masques, sans rôles… Quand je
serai cette femme-là, je serai guérie… quand j’oserai être la femme
que je suis véritablement, sans façade, sans protection, sans masque,
sans honte, sans retenue, je serai guérie… j’ai une vie secrète…
mon secret, mon plus grand secret, ce n’est pas que j’ai vécu
l’inceste… mon véritable secret, celui que je cache avec la plus
grande hargne, c’est la beauté de ma féminité… quand je vivrai
cette féminité au grand jour, je serai guérie… Ce jour
approche…
Sandra
Gagnon |