
Je retrouve les mots perdus
Signé: Bellerose
Psychothérapeute: Blanche Landry
Suite à la réception d'un message de Bellerose, je lui fais une proposition; travailler bénévolement avec elle par correspondances par le biais d'Internet.. Elle accepte aussitôt. Elle veut tant retrouver ses mots perdus à travers l'INCESTE qu'elle a subi dans son passé.
Bon Courage à Bellerose. Que les pas que tu entreprend puisse t'aider à ÊTRE... à avancer sur ton Chemin de Vie, ton Chemin de l'Intégration...
Sans sous-estimer, le travail que nous accompliront ensembles, Bellerose est consciente que ce genre de thérapie par correspondance ne remplace pas le travail d'intégration de ses profondes blessures, et qu'elle devra un jour ou l'autre, passer à l'autre étape, celle d'intégrer davantage ses traumatismes à travers son corps directement avec un-e thérapeute qui saura l'aider, l'accompagner, la soutenir dans ce cheminement en profondeur.
Avant tout, Bellerose nous fera une anamnèse (genre de biographie) où elle nous fera une synthèse de son histoire personnelle donc son vécu d'inceste. Et ensuite, les correspondances thérapeutiques débuteront... Bonne lecture! Bon cheminement! En Communion Spirituelle de Coeur!

Bur.: (450) 965-8297
http://www.blanchelandry.com/

Le 10 février 2004
BONSOIR, Blanche,Parle
d'une belle surprise, je m'attendais pas ça du tout. Si je pouvais arriver à
faire tout se que tu as écrit dans ce texte-là (Je
crée un Pas-Sage). Je suis sûr que je vivrais... J'aime bien ton
texte et je sens que c'est du fond ton cœur que tu as écrit ça.
Et ça me touche beaucoup tu sais... Et en plus, ça peut pas mieux
adonner ce texte-là parce que là je passe de très mauvais moments avec ma
fille, et je sens que je vais la perdre à tout jamais si je ne trouve pas de
solution bien vite. Comme tu dit dans ton texte Je doit
retrouver confiance en moi , parce que je suis épuisée de me battre pour
survivre... Je veux vivre et en paix, et laisser la place a la vie au lieu de
la souffrance .
Je
te trouve une femme formidable et je n'ai jamais rencontré un femme comme toi
qui a un cœur en or. Moi j'ai pas des mots comme toi à partager, ça
veut pas dire que j'y pense pas mais pour l'exprimer c'est autre chose et je
te lis et toi c'est si facile pour toi on dirait que ça vient tout seule.
Si
je pouvais trouver les mots comme toi pour pouvoir m'exprimer comment je me
sens dans ce texte, je pourrais te le partager, mais la seule chose que je
puis rajouter c'es que ça me fait chaud au cœur de voir qu'il y a des gens
qui pense à nous, et sa ses rare de mon coté, tu ses que je peux exprimer
comme je voudrais à propos de ce texte-là, mais je te remercie énormément
ça me touche beaucoup.
Je t'embrasse très fort et comment j'aimerais te voir à mes coté pour faire cette collade xxxxxx Merci Blanche
Bellerose

Le 11 février 2004
Chère Suzanne
Tu sais... Tu viens de t'exprimer « vraiment » . J'ai une proposition à te faire... En premier lieu... c'est pour toi... En deuxième lieu, c'est pour tous ceux et celles qui côtoient mon site web et qui ont les mêmes difficultés que toi...
Voilà ma proposition... Que dirais-tu que je mettre ce texte-témoignage sur mon site pour t'aider davantage à te faire confiance dans ce que tu exprimes... J'y ajouterai quelques commentaires qui pourraient quand même t'aider dans ta démarche...
Je ferais un dossier particulier sur mon site. Comme par exemple: Je retrouve les mots perdus » Dossier-partage où les personnes qui parcourent mon site pourront suivre ton cheminement à travers tes écris... C'est comme si tu serais sur un forum, mais il n'y a que toi et moi. TU retrouves la parole perdue... tu t'exprimes... Et moi je te réponds... Ça ressemble bien à une thérapie par correspondance. (hihihi) Comme j'ai fait auparavant avec toi, mais la seule différence, les gens qui parcourent mon site peuvent lire ce cheminement. Pour te sécuriser... Si tu veux... tu peux choisir un nouveau pseudonyme... si tu ne veux pas que personne ne te reconnaisse...
Si ça t'intéresse... Il me fera plaisir de le faire avec toi... Toutefois, je me réserve le droit pour quelque raison que ce soit... d'interrompre ce processus avec toi... Et c'est la même chose pour toi. Les écrits seront mis au fur et à mesure que j'aurai du temps de disponible. Si tu as besoin d'une consultation privée, tu devras prendre un rendez-vous et faire le paiement comme à l'habituel.
Voilà ma chère!
Médites là-dessus... Et reviens-moi... BIG HUG!
BlancheXX
Bur.: (450) 965-8297
contact@blanchelandry.com
http://www.blanchelandry.com/

Le 16 février 2004
Excuse-moi
de pas t'avoir répondu avant, suite à ta lettre.
Et
pour ta proposition, elle est intéressante ,et je veux le faire avec
toi. Tu vois toute suite, j'arrive pas a dire ce que je voudrais te dire
suite à cette lettre. J'ai des questions et je ne peux même pas te les
poser c'est stupide de me voir aller comme ça et même pas capable de dire ce
que je veux te poser comme question. J'arrive pas à trouver mes mots
pour m'exprimer. Pourtant je veux arriver à m'exprimer mais aujourd'hui
ça veut pas. Je vais me reprendre. Tu veut me donner une chance de me
reprendre Blanche.
Merci.
Bellerose

Anamnèse de Bellerose
Le 17 février 2004, 23:40
Bonjour, Blanche
Comment ça va? Moi ça va? Mais je voudrais pouvoir arriver à m'exprimer face à l'inceste, la violence et la souffrance qui me suivent tous les jours.Tout a commencé... j'avais 3 ans et ça duré juste qu'à l'âge de 19ans. Ça duré 16 ans... Trop longtemps... Il y a pas eu un temps d'arrêt dans toute ses année. Il y avait toujours quelqu'un qui était après moi... Et un moment donné le silence s'est brisé... En juillet 1992, j'avais 34 ans, Nous étions une famille de 7 enfants (3 frères et 4 soeurs) avec une mère violente incestueuse et un père incestueux.
J'ai vécu l'inceste avec mon père et 2 de mes frères. Ensuite s'est suivi avec ma mère, et une de mes soeurs, mon grand-père le paternel. J'ai vécu d'autres abus sexuels avec un professeur au secondaire, et ensuite un voisin. Ma mère m'a faite vivre de la violence corporelle... Ça fait beaucoup de gens qui ont utilisé mon corps pour leur fin sexuelle et de violence.
J'ai vécu un certain traumatisme devant un homme(exhibitionniste) qui s'est présenté devant moi pendant que je prenais une marche. C'est très difficile de tout m'exprimer avec un vécu comme ça.
Je sens beaucoup de colère face à tous ces abus. Juste à écrire quelques lignes... ça me bouleverse énormément... et les pleurs sont à l'oeil... la boule dans l'estomac et beaucoup de honte et la colère. J'arrive pas à m'en débarrasser ses envers mon père et ma mère. Ma colère est plus forte, et en plus, je ne sais même pas si mon père est vraiment mon père. Lui non plus ne le sais même pas... C'est encore plus dur à exprimer... Je ne suis plus capable de trouver les mots justes....
Bellerose
Le 19 février 2004
Chère Bellerose,
Je vais bien. Merci.
Je sais bien que cela t'a demandé un grand effort de nous tracer un portrait de ton vécu personnel. BIG HUG! Mais dis-toi bien qu'en agissant ainsi, tu retrouves peu à peu, les mots perdus... Ces mots qui sont resté figés dans ton corps et qui t'empêchent de vivre comme tu le souhaiterais... Vivre enfin libre!
Il n'est pas facile de se dévoiler... surtout lorsque notre passé est jonché d'abus intra-familiaux et extra-familiaux. Ça fait mal... Toutefois, c'est faisant face à ces réalités que nous pouvons pas à pas, les intégrer... les transcender... afin de devenir VIVANTE à part entière.
Laisses ces pleurs émerger de façon consciente. Cette boule à l'estomac signifie probablement cette difficulté que tu as à digérer tout ce que l'on t'a fait subir... Toute cette colère qui t'habite est tout à fait légitime, et a à s'exprimer librement dans la conscience afin qu'elle puisse se dissoudre... Écoute et observe ton corps... Où est située ta colère dans ton corps... Ensuite demande à ton corps de quelle manière, il a besoin de libérer cette colère « Ici & Maintenant » de façon consciente, constructive et positive. Et poses des actions concrètes pour faire ce travail d'intégration. Laisses-toi aller...
Pour terminer, je te félicite Bellerose... Continue de t'exprimer... de mettre des mots sur tes maux... Vas-y librement... sans censure... tel que tu le vis intérieurement... Car ainsi tu reprends peu à peu, ton pouvoir personnel et de ce fait, le contrôle de ta vie. Un dégagement et une clarté intérieurs feront de plus en plus de place en toi. Tu crée alors un Pas-Sage pour que la vie puisse circuler librement à travers toi.
Prends bien soin de toi. À bientôt!
Big hug!
BlancheXX

Le 13 mars 2004
Bonsoir,
Blanche
Comment sa va? Moi sa va, il y a des chose qui brassent en moi...
J'ai 5 ans , et je
commence l'école et une fois dans les classes, je sentais en moi qu'il avait
quelque chose... que je n'étais pas comme les autres élèves.
On dirait que toute le monde me regardait sur un oeil de travers, et même le
professeur me regardait comme les élèves. Je sentais que j'avais quelque chose
écrit dans le visage,
Un moment donné, mon professeur vient auprès moi et me dit dans
l'oreille : «
Est-ce que ça va bien? »
Je lui répond d'un air
triste: «
Oui ça va
bien.»
J'avais peur quelle me pose d'autres
questions. C'est comme si elle ressentait qu'il se passait quelque chose... Presque
qu'à tous les jours, j'arrivais à l'école les yeux rouge parce que j'avais
pleurer avant d'aller a l'école.
Mon
père me réveillait toujours de la même façon... Il m'abusait en me réveillant
et quand je déjeunais, il avait toujours les mains où il avait pas d'affaire
et ça se passait souvent devant les yeux des autres... Et ma mère,
elle, faisait juste de crier après moi pour que je me dépêche pour m'en
aller à l'école. J'arrivais toujours les yeux
plein d'eau ou bien les yeux rouges. Je
te raconte ça et c'est comme si ça s'est passé hier.
Les élève venaient jamais jouer avec moi , parce que pour eux. j'étais salle et que je faisais juste de pleurnicher. (Ma mère faisait juste crier après moi pratiquement à tous les matins , avant d'aller à l'école. Ça ne me prenait pas grand chose pour pleurer...) J'étais un fille qui ne se défendait jamais... J'ai toujours eu de la misère à l'école. Ma mère me disait: « Tu écoutes pas a l'école... Arranges-toi avec tes devoirs. Tu ne feras rien de ta vie de tout façon. » Elle avait bien raison... Je n'ai pas faites grand chose non plus.
Mon père venait dans ma chambre le soir quand je faisais mes devoirs et disais: «Je vais t'aider dans tes devoirs... » Mais c'est pas ça qui voulait faire... C'étais toujours la même affaire. Il avait toujours les mains pas à la bonne place. Ma mère criait et disait: « Laisses-la tranquille, elle est capable de faire ses devoirs seule.» Et ça arrivait souvent trop souvent, grrrrrrrrrr... La colère remonte ça aucun sens .
Ma
mère disait toujours que les collèges, étaient pour les hommes. Moi je
voulais faire un professeur de culture physique. Elle ma dit: «
Tu
n'es pas capable de faire ça et en plus je t'ai dit que c'est pour les hommes
les collèges, pas pour toi.» Ça m'a toujours rester dans le tête
cette phrase-là. Et j'ai pleuré et pleuré pour pas avoir eu la chance d'aller
au collège. Dans ce temps-là, c'était les parents qui choisissaient
nos cours pour notre année scolaire. Elle a convaincu les
professeurs de me mettre dans
les classes à plus bas niveau... avec les personnes qui avaient des problèmes
mentaux .......Là, j'arrête.... parce que ses une colère qui remonte très
fort
sans dire de la rage ouffffffff
C'est assez pour aujourd'hui ...
Merci
pour ton écoute Blanche xxxxxx
Chère Bellerose,
Je suis très occupée, mais tout va bien. Et il me fait plaisir de venir correspondre avec toi de façon thérapeutique.
Un pas de plus dans ton cheminement... Je sais que ce n'est pas facile de laisser émerger à notre conscience, notre enfance, surtout lorsqu'elle ait été profondément douloureuse comme l'a été la tienne. Même si ça fait mal d'entrer en contact avec ces mémoires personnelles, dis-toi bien que c'est le chemin à parcourir pour te délivrer pas à pas de ce passé. BIG HUG!
Tu dois apprivoiser en toi « ta petite fille de 5 ans ». Cette petite fille qui est blessée profondément... Prends-là par la main... et dis-lui que toi, l'adulte que tu es... tu vas l'aider à s'exprimer... à ressentir... à se libérer... à être... Dis-lui qu'elle peut te faire confiance... que tu l'abandonneras pas... que tu seras toujours avec elle... Dis-lui que tu l'aimes... et que tu l'aideras à grandir... pas à pas... et qu'à un moment donné, vous ne ferez plus qu'une ensemble... La petite deviendra grande à son tour et s'unira à l'adulte en transformation que tu es...
Concernant ce que ta mère te disait... Saisis que c'est une cassette intérieure que tu as enregistrée avec cet entourage familial négatif que tu avais... Toutefois, aujourd'hui, tu peux « EFFACER cette cassette » et en ENREGISTRER une nouvelle... plus positive... plus respectueuse... plus vitalisante... Tu es beaucoup plus de ce que ta mère t'a répété constamment... Lorsque je t'ai rencontré la première fois, j'ai vu un dynamisme de vie en toi qui voulais prendre de l'expansion... Et je suis sincère... Tu me connais assez pour savoir que je ne dirais rien que ne soit pas vrai... Alors CROIS-MOI... Tu es une merveilleuse personne avec un potentiel immense à faire éclore... et à explorer... à conscientiser...
Cette rage qui refait surface... laisses-là se vivre consciemment en toi... Écoutes ton corps... Demandes-lui à quel endroit est logé cette rage... et de quelle manière constructive que tu peux la libérer... Ensuite, poses les actions dans ce sens en étant toujours connectée... Oses expérimenter et ressentir cette colère en toi. Tu verras un dynamisme de vie se pointer... et un dégagement intérieur...
Lorsque tu partages le sentiment de n'être pas comme les autres enfants à l'école, je peux très bien saisir le mal-être que tu pouvais vivre... SE SENTIR À PART DES AUTRES... ça fait mal... En ce qui me concerne... après la sortie de « Le secret de Blanche » j'ai revu des personnes qui étaient dans les mêmes classes que moi au primaire, celles-ci, ne me percevaient pas tout à fait de cette manière. C'était le contraire... Elles me trouvaient bonnes... et trouvaient que j'osais m'impliquer dans des projets scolaires... Mais pourtant, à l'intérieur de moi, je me sentais à part des autres... Et cela me demandait des efforts incommensurables pour pouvoir m'inclure dans ces projets scolaires.
Et moi aussi, je suis convaincue qu'un « certain » professeur se doutait qu'il se passait quelque chose de pas normal à la maison... J'avais peur qu'il découvre ma réalité familiale. Que de mal-être et de peurs qui nous habitaient...! Hein! Mais n'oublie pas qu'à l'intérieur de nous, vivait et vit encore... une immense force... Reconnectes-toi à cet immense potentialité qui ne demande qu'à prendre de l'expansion... Et tu verras tout ce dynamisme de vie éclore et te propulser vers de nouveaux horizons.
Bien que nous ayons vécus de profonds traumatismes dans notre enfance... aujourd'hui, en tant qu'adulte, c'est nous-mêmes qui devons de nous responsabiliser... nous s'assumer... nous guérir à la racine...
Je t'embrasse. Prends bien soin de toi... car personne ne peut le faire vraiment à ta place.
BIG
HUG!
BlancheXX
Bonjour Blanche, Comment ça va?
Moi ça va bien. J'ai de la misère à partager ce petit bout qui
me bouleverse... Et je crois avoir trouver quelques mots pour pouvoir partager.
Mais j’ai de la misère à le faire. Un jour, mes soeurs qui sont plus
âgée que moi, me disent qu'elles ont vu ce que mon père me faisait.. Elles
m'expliquent que c'est pas bien ce que notre père nous faisait... Je leur
dis que mon père ne fais rien de mal, (mon père m’avais faite promettre de
jamais dire ce qui se passait entre nous... que c'étais un secret entre lui et moi)
mais mes soeurs essayaient de me convaincre que même s’il me dit que c'est un
secret, de pas me laisser faire... Mais
moi je ne comprenais plus rien, et en plus, mes soeurs m'ont tellement raconter
de
mensonges que je ne les croyais pas...
Je savais qu'il
avait de la jalousie
entre moi et mes soeurs. Elles ne m’aimais pas beaucoup. Elles me faisaient la
vie dure... Elles me maltraitaient et disaient toutes sortes de choses contre
moi pour que
ma mère me punisse... Même si je n’avais rien fait de mal. Moi je ne les aimais
pas non plus.
Je raconte
à mon père cette conversation que j’ai eu avec mes sœurs. Il me dit
alors que mes soeurs me racontaient encore une fois des mensonges. Il me
disait:
« Ce qui se passe entre toi et
moi... C'est
un secret et tes soeurs
en savent rien. Ce que je te montre quand nous sommes ensembles... ça va te servir
plus tard. Quand tu seras avec ton homme
plus tard, tu sauras quoi faire. Tu auras de
l"expérience. Tu ne décevras pas l'homme que tu marieras. Et il me
disait aussi que c'est le droit du père à montrer à ses filles comment faire plaisir
a notre homme plus tard.»
Je l'ai cru... Mais je me sentais pas bien dans ses actes
et je lui disais... Il me dit: «
C'est normal. Tu va finir par aimer...
Tu as juste à te laisser faire et tout va bien se passer. Mais à toutes les fois,
je résistais et mon père m'a dit ça te donne rien de résister. Tu sais que je
vais faire ce que je veux... C'est pour ton bien...
»
Et ça s'est
continué de plus
belle... je lui disais que je ne voulais pas faire ce qu'il me demandait. Et quand
je sentais qu'il venait vers moi je me cachais dans le garde de robe. Il me
cherchait et disait: «Je vais te trouver même si tu te caches.»
(Il me trouvait à toutes les fois. Il connaissait mes cachettes) …….
À un moment
donné, je me sauvais... Il me dit: «
Même si tu te sauves je vais te
trouver. Ça donne rien de faire des cachettes.»
J'avais si peur...
Un moment
donné, je voulais sortir avec mes amies et mon père me défendait de sortir,
et ma mère approuvais mon père. Je vivais
l’enfer... Ça duré des années …..
Je
reviendrai vous partager la suite...
Bellerose xxxxx Chère
Bellerose, Je vais
bien. Merci. Toutes mes
félicitations pour ce nouveau partage! Je sais que cela t'a demandé courage,
ouverture et volonté pour arriver à le faire. C'est merveilleux Bellerose! Tu
t'ouvres de plus en plus... Tu retrouves davantage les mots perdus de ton vécu.
BRAVO! Ton père
n'a pas su honorer son titre. Il s'est servie de toi comme un objet sexuel. Toi
, toute petite, tu croyais les mensonges qu'il proférait... car il était ton
père... Habituellement, on peut faire confiance à son père (et à
sa mère). Tu as vécu dans le mensonge, la manipulation, la TRAHISON. Que dire
de toute cette impuissance, cette insécurité constante, ces peurs qui
t'habitaient... Désemparée... tu te sentais prisonnière et seul au
monde. Tu parles
de tes soeurs et que tu dis: «
Elles
m'expliquent que c'est pas bien ce que notre père nous faisait...»
Si je comprends bien... Tes soeurs auraient elles aussi vécus des abus
incestueux. Souvent, dans les familles incestueuses, on retrouve beaucoup de
rivalités, de jalousie... Surtout lorsque l'on est la préférée de l'un des
parents abuseurs... Les enfants en viennent même à se détester... C'est
triste et malsain! Il est
tout à fait normal de vivre de la colère face à ton père, ta mère et
tes soeurs. J'aimerais (si tu le désires) que tu reviennes partager cette
colère... Exprimer comment elle se vit en toi... Quels moyens que tu prends
pour la libérer... pour l'intégrer... Cette colère est légitime... et elle
doit être canalisée pour faire émerger davantage ce dynamisme de vie en toi. Poursuis
avec confiance ton Chemin de Vie. Chemin devient de plus en plus fréquenté par
nombre de gens. Sois
fière de ce que tu accomplis aujourd'hui... C'est noble et courageux! Big hug! BlancheXX
Le 14 Mai 2004
Bonsoir Blanche, Pour
revenir à mon partage de la dernière fois , tu me demandes comment je vis ma
colère...
Et bien voilà, à un moment donné dans le temps que
je subissais ces abus de
toutes sortes. Je refoulais le tout à un tel point que vers l’âge de
12 ou 13ans , j’ai faite mes première tentatives de suicide. Je
me suis souvent mutilée en frappant sur des murs de ciment. J’avais un besoin
énorme de me faire mal à moi-même à un tel point, que j’ai eu souvent les
mains brisées au sang ou enflées. J’arrivais pas a faire sortir ma
souffrance que j’avais et que j’ai encore à l’intérieur de moi.
Je sais que c'est pas les bonnes façons saines de le faire... de me mutiler
comme ça... mais c'est tellement plus fort que moi que je n’ai pas de contrôle
de moi-même. Il faut que je vois des blessures sur mon corps, sinon ma
satisfaction n’est pas là. Mais maintenant j’essaie de moins en moins
de pas me mutiler. Maintenant j’essaie
en frappant dans un oreiller ou coussin et le faire
en écriture et en dessins. Et quand je peux... je pleure
pour faire sortir ma souffrance que j’ai à l’intérieur de moi.
Mais c'est pas facile et je ne réussi pas toujours. Et ça ne me satisfait pas
toujours, non plus . Voilà
c'est mes façons d’essayer de réparer mes blessures très profondes que
j’ai à l’intérieur de moi.
A la prochaine Blanche, je t’aime bien fort xxxxxxx
Bellerose xxxxxx Bonsoir chère Bellerose, Nous pouvons saisir que les multiples abus sexuels que tu as subi a des
douloureuses séquelles, dont une entre autres, l'auto-mutilation. Celle-ci
étant liée à la culpabilité et la honte qui devrait être tournées vers
l'abuseur, ton père. Vivre l'inceste nous amène à prendre sur nous le fardeau qui est très
lourd à transporter... car étant forgé d'une forte culpabilité consciente ou
inconsciente. Cela m'amène Bellerose à te parler des sensations que tu
as pu vivre lors de ces abus incestueux. Particulièrement,
Reconnaître et intégrer ces
«
sensations plaisantes ou non-plaisantes
» devient donc
une nécessité dans le processus de guérison en profondeur, car il est un des
pivots importants à la libération de ces traumatismes. Plus tu intègres...
plus tu t'éloignes de l'automutilation... de l'autodestruction... Comme tu dis, il est plus
sain de
frapper dans un oreiller ou coussin et le faire en écriture et en dessins.
L'important, c'est
d'écouter ta conscience corporelle et de libérer consciemment la colère de la
manière dont ton corps a besoin...
L'accomplissement de ce travail devient alors source de guérison... Il viendra
un temps où il sera nécessaire d'oser te donner la permission de
CRIER...
CRIER... CRIER...
consciemment ta douleur
intérieure... ta colère... ta profonde tristesse... et les RESSENTIR jusque
dans tes tripes... c'est-à-dire... jusque dans le bas de ton bassin où est
logé les chacras de la sexualité et de l'enracinement. Cette étape permet non
seulement l'intégration, mais aussi de reprendre peu à peu ton
Pouvoir personnel...
la
Maîtrise de ta Vie. Bellerose, merci de tout coeur de ce nouveau partage... Je sais qu'il servira
à d'autres qui lisent minutieusement ces correspondances thérapeutiques.
Continue de faire TON TRAVAIL INTÉRIEUR du mieux que tu peux
«
Ici
& Maintenant » avec
beaucoup d'amour et de tendresse, c'est ESSENTIEL pour traverser ces Pas-Sages. Un BIG HUG plein de
tendresse pour toi... Rien que pour toi... BlancheXX Le 2 juin
2004 Bonjour Blanche, Premièrement
comment ça va ? Moi de mon coté ça va assez bien. Et même je pourrais te dire
que depuis que je te partage le vécu de mon passé, je sens que c'est de plus en
plus facile... Surtout à cause de ce que tu me dis suite à mes partages.
Ça m'aide beaucoup à continuer la route. À présent, je vois les choses d'une autre
manière. Je sais que j'ai beaucoup de choses à travailler sur mon passé, c'est certain!
Mais au
moins présentement, je vois la vie d'une autre façon... plus positive. La
vie est plus belle que ce que j'ai déjà vécu juste qu'à présent... Voit -tu quand tu
m'a proposé de te partager mon vécu avec toi, ça me
faisais très peur... Peur de la façon que tu me répondrais même si je te
faisais confiance à cent pour cent. J'avais peur de l'inconnu en faite.... Mais
quand j'ai vu la première réaction de tes réponses, tu m'a mise en confiance...
Ainsi, c'est bien plus facile à comprendre des choses et plus facile à poursuivre...
Je voyais ça comme une grosse montagne que je ne serais jamais été
capable de monter.. et là j'ai envie de la monter juste qu'au bout cette montagne
et la redescendre dans un droit chemin de la vie. La redescendre pour moi... Ça
voudrait dire que je vais arriver à vivre librement comme toute personne qui vit
et non juste survivre... Être bien dans ma peau... sans résistance.
Être moi en faite! Je crois que je ne suis pas pire comme n'importe qui
vit sur cette terre. Je crois que j'ai une place moi aussi dans la vie qui
semble être si belle à vivre. Je le souhaite de tout
coeur! Je sais que je vais arriver à enfin VIVRE et
voir la vie heureuse. Et je crois que j'ai le droit à ça moi aussi. Je veut goûter
à ça... À cette vie-là et personne m'empêchera d'y arriver... Merci beaucoup pour
tout.. Tu es une personne qui compte beaucoup pour
moi. Bellerose
xxxxx
BonJour Bellerose,
Je perçois dans ton
partage un dynamisme de vie qui émerge de plus en plus. C'est tout
simplement merveilleux! YES! YES! Tu as le droit de VIVRE
et d'HONORER l'être humain et spirituel que TU ES... La FEMME
en TOI... Continue de marcher avec
courage et confiance sur ton Chemin de Vie... de beaux jours t'attendent... Je te porte dans mon
Coeur. BlancheXX
Bonsoir Blanche, Comment sa va , Moi sa va ok, La Suite du 14 Mai (Déclaration à ma Mère, j’avais 12 ou 13ans.) Mes
sœur viennent me voir et ils me disent: «
On se met ensembles et on le dit à Maman. »
Moi, je ne voulais pas... Et je disais: «
Moi je ne parlerai
pas... Maman va encore nous
frapper et elle nous croira pas... Et elle dira encore que je compte des
mensonges. Je vais encore avoir des coups de règle de bois si je dis des choses qui ne
sont pas vraies à ses yeux.
»
Ça été un chicane avec moi et
mes sœur pour le dire à ma mère. Mes sœurs ont décidé de parler
pareil. Un
soir une de mes sœurs,
demande à ma mère de venir au salon où mon père étais assis sur sa chaise.
Et alors ma sœur a dit à notre
mère que notre père nous touchait ... et nous
faisait des choses que des adulte faisaient une fois mariés. Ma mère
était
toute surprise... Elle a faite l’hypocrite à ce moment-là. J' Ma mère
m'a demandé: «
Es-ce que c'est vrai que ton père te touche? »
J'ai parti à pleurer... et j'ai regardé mon père en pleurant... Ma mère
criait après
moi: « Répond! Est-ce qu'il te touche?
»
Le regard de mon père me
faisait si peur... que je lui ai dit: «
non »
Quelle
bêtise de ma part... Je me suis jamais pardonné de pas avoir avoué... Et la
discussion s'est poursuivie très longtemps dans la soirée avec mes soeurs et ma
mère. Moi, j'avais tellement peur... qu'à un moment donné, ma mère
est allée chercher une de ses valiums pour me calmer... Je ne voulais pas prendre
ça. Elle m'a forcé de la prendre... J’avais si peur de devenir comme ma mère...
Elle était
toujours sur les médicaments. Je n’ai jamais connu ma mère qui ne
prenait
aucun médicament. Elle a été souvent dans une institution pour se
faire soigner... mais ça jamais réussi à la guérir... Je
ne comprenais pas la réaction de ma mère parce quelle le savait depuis très
longtemps que notre père faisait des choses qui n'étaient pas bien... Parce que bien
des fois mon père touchait une de mes sœurs et ma mère faisait juste de lui
faire un soupir pour lui dire de la laisser tranquille... Une
fois que cette déclaration a été faite... rien a changer... Même ma mère
regardait
la télévision à partir de la cuisine et moi j’étais au salon où mon père
venait me toucher sur le divan. Ma mère
le savait et criait à mon père de me laisser tranquille... Mais il continuait et
ma mère ne parlait plus …. Un
moment donné, ma mère vient me dire que si elle doit arriver à une séparation
avec mon père, que ce serait de ma faute parce que je me suis laissée faire...
Là j'ai pleuré... et j'en voulais à ma mère de me mettre responsable de leur séparation.
Elle faisait juste me le répéter... Je ne pouvais plus entendre dire que
c’était de ma faute. Alors je me suis sauver dehors dans le cabanon et j’ai
essayé de m’enlever la vie encore une autre fois… Là, j’arrête ici.
C'est assez je revis trop de choses... C'est trop dure à écrire...
Merci de m’avoir lu Blanche
Bellerose xxxxxx Bonsoir
chère Bellerose, Imagines
que je sois près de toi et que te donne un BIG HUG! Ressens
l'amour inconditionnel et cette grande compassion que j'ai pour toi. Il
y a en toi une petite fille tellement blessée... Tends-lui la main...
Sécurises-là... Donnes-lui beaucoup de tendresse et de soutien... Dis-lui
que tu es avec elle et à quel point que tu l'aimes... Elle a tant besoin
d'amour et de compassion pour traverser ces Pas-Sages. Encourages
ta petite fille intérieure à vivre ses émotions, ses sentiments de façon
consciente afin de l'aider à briser les chaînes de son passé incestueux et
violent. Ces chaînes la retiennent prisonnière et l'empêche de
grandir et de s'épanouir... Faites
équipe ensembles.. .pour redevenir en communion... en unité. Je
sais que ce n'est pas facile à traverser ces Pas-Sages... Mais étape
par étape... vous y arriverai... Je
vous porte dans mon Coeur toutes les deux, toi Bellerose adulte et toi, petite
Bellerose enfant. BIG
HUG! Le 4
juin 2004 Bonjour Blanche, Suite
à ce que tu m'a dit... de sécuriser ma petite fille en-dedans
de moi. J'essaie , mais l’adulte a de la misère de lui aider.
Je voudrais tellement l'aider… Le lendemain de la déclaration à ma mère des abus , ma mère était en colère après nous, les filles.
Et les garçons nous en voulaient de faire de
la chicane dans la famille. Ma mère se renfermait dans sa chambre des
journées de temps. On devait s’arranger tout seul. Lorsque les deux plus
vieilles des sœurs ont vu que rien changeait... elles ont décidé de se
sauver de la maison. Et elles m'on faite promettre de ne pas le dire...
Elles se sont sauvées par les fenêtres. Mes sœurs m'ont dit:
«
Si tu parles pas... on va venir te
chercher un autre jour pour te sortir de cette enfer. »
Moi qui croyait ça dur comme
du fer. Et bien mes sœurs ne sont jamais revenues me chercher pour me sortir de
cette enfer-là. Je
leur en ai toujours voulu... Moi j’étais trop jeune pour m’en aller...
Je
ne leur ai jamais pardonné... Même présentement
je n’ai pas pardonné... Et là, puisque là j’étais la plus vieille des filles qui restait à la maison
et bien, les abus se sont poursuivis de plus belle. Et ma mère ne disait rien
. Un jour, ma mère a décidé d’aller travailler. Comme je disais, elle
travaillait le
soir. J’étais toujours seule avec mon père. J’avais pas de chance de
m’en sortir de ces abus. Puisque ma mère travaillait les soirs ça été la
situation idéale pour mon père de faire de moi son objet sexuel. Je n’avais
pas le droit de sortir de la maison le soir sur semaine et j’ai été sa
proie pratiquement à toute les soirs . J’étais épuisées de me faire abuser comme ça à tout moment.
Je
vivais dans la peur de me faire toucher à tout moment. Je ne savais plus
où
aller pour avoir la Sainte Paix! Ça duré et duré… J’allais à l’école,
j’étais en 8ième année et
j’ai un professeur qui m'a demandé de l'aider dans la classe sur l’heure
du dîner. J’ai accepté... J’avais rien à faire sur l’heure du
dîner. J’étais seule avec lui. Lui aussi a prit sa chance et il me
touchait... Il m'a fait promettre de pas parler sinon, il me ferait perdre mon année.
Ça arrivait 2 a 3 fois par semaine. Moi qui cherchait à me valoriser en
aidant les
autres. Je me suis faites avoir encore une autre fois. J’avais pas assez
de mon père qu'il fallait que le
professeur s'en mêle aussi. Je ne savais plus quoi faire... Je me demandais pourquoi
moi? Qu’est-ce que j’ai fait de mal pour qu’on me fasse ces choses-là? J’arrive à la maison le soir, je vais me coucher. Et qui est-ce qui arrive dans ma
chambre? Mon frère... Je me suis
dites: « Pas lui aussi qui vient m’abuser
à sont tour...»
Je ne voulais pas... Il me
dit: « Papa te touche lui... moi aussi... » Il a fait tout...
à part de me pénétrer. Et là, mon père a attendu du bruit en haut.
Il vient voir... Mon frère a eu
le temps de se cacher sous le lit. Mais mon père se doutait de ce qui se
passait... Il a regardé sous le lit et a surpris mon frère tout nu...
Et bien là, il avais la règle de bois avec lui, et il se met à courir après mon frère pour le
faire sortir de la chambre en lui disant: « Laisses ta sœur tranquille...
» Pourtant, lui
en faisait autant. Après que mon frère fût sorti de la chambre, mon père
revient et me dit: « Laisses-toi pas faire par ton frère… »
Je
doit arrêter ici. Beaucoup d’émotions qui émergent…….
Bellerosexxxx BonJour
Bellerose, Avant
tout... un BIG BIG HUG pour toi! Même si tu trouve ça difficile de
partager... Persistes à continuer...(Bien sûr... à ton propre rythme
...) C'est bon pour toi... C'est
normal que tu es de la difficulté à sécuriser ta petite fille
intérieure. Persévères... Tu y arriveras... Elle a besoin seulement
d'être apprivoiser en douceur... Je
saisis toute la souffrance liée aux sentiments d'abandon et de trahison
vécus par le fait que tes soeurs ne sont pas revenus te
chercher... Et cette colère qui gronde en toi est légitime...
Toutefois, elle doit être canalisée, intégrée, transformée... pour que le
ressentiment qui te gruge.. disparaisse... Laissant place alors au dynamisme
de vie qui veut prendre une place significative en toi. Souvent
lorsque nous vivons des des abus sexuels... le pattern continue avec d'autres
membres de la famille(frère, grand-père, mère...), mais aussi avec d'autres
personnes qui ne font aucunement parties de la famille, comme ce professeur
qui a abusé impunément de toi. Ça fait mal de conscientiser tout
ça... Je sais.. Intègres
pas à pas... cette réalité... ces émotions qui émergent... Tendresse. BlancheXX
Bonjour Blanche , Comment ça va? Moi
disons, ça va aller... Aujourd'hui, je veux te partager un
moment qui me fait si mal dans mon corps. C'est très dure à
supporter... J'espère que le fait de le partager me fera du
bien. J'ai un tiraillement
en moi qui me dit:
« Fonces...
Il faut que tu parles
». Cela se passe un jour
alors que ma mère n'était pas à la maison. Comme d'habitude mon père y
était... C'est un soir... Comme d'habitude avant d'aller prendre mon
bain , je ferme la porte pour me laver... La porte de la salle de bain ne se
barre pas. J'entends les marches faire du bruit et j'étais sur
que c'était mon père. Je me suis mise à avoir peur... Peur de
ce qu'il allait me faire... Et comme je le connais, il rentre dans la
salle de bain et il me dit: «
Je
vais t'aider à te laver ».
Je lui répond:
« Je
suis capable toute seule »
. Il me dit:
« Non,
je veux t'aider... »
J'avais 14 ans. Il commence à me laver le dos et je lui
dis: «
Je
veux finir de me laver seule... »
Il insiste
à vouloir continuer. Il continue à me laver en descendant
toute le long de mon corps et moi je suis figée... Je ne peux plus
bouger. Il lave toute mon corps et il me dit: « Tu as un très
belle et quand tu seras grande, tu va être une femme que tous les hommes
voudront avoir. Ce que je te fais... quand je caresse ton corps les
autres hommes, ils ferons la même chose. Tu vas adorer ça. Tu
vois ce que je fais avec ton corps et ce que je demande de faire avec
moi... ils vont tous te demander ça. Tu auras de l'expérience. Tu
vas rendre ces hommes-la très heureux.»
GRRRRRRRRRRRRR,
je me sens si salle et j'ai honte de moi. Pourquoi je me laisse faire...
Je ne peux pas me défendre, il est mon père. Je n'ai pas le droit de
le decevoir. C'est mon père! Pourtant mes soeurs m'ont dit que c'est pas
bien. Et mon père, lui me dit: « C'est notre secret
et ce que mes soeurs disent... c'est pas vrais. »
Je comprend plus rien. GRRRRRRRRR,
j'ai si mallllll... C'est si dur... Je veut pas faire ce que mon
père me demande... Il me promet toutes sortes de choses.... GRRRRRRRRR,
j'ai peur... Qui dit vrai? Mon père ou mes soeurs? GRRRRRRRRR...,
la colère , le désespoir, je me sens si prise dans ma prison intérieure.
J'ai peur que jamais je ne pourrai m'en sortir de cette vie secrète. GRRRRRRRR...
Mon père venait
pratiquement à toutes les fois que ma mère n'était pas là. Ma mère
travaillait à tous les soirs. Elle voulait pas rester à la maison.
Mais elle savait ce que mon père me faisait... Pour elle, c'était correct...
Je ne lui disais pas parce que je passais comme un menteuse à ses yeux.
De toute façon ça changeais rien de lui dire...
Que t'es
bonne Bellerose! C'est ça... Écoutes
ta Voix / Voie Intérieure... Et laisses-toi guider par elle... Comme
tu viens de faire... C'est très bien! Je perçois beaucoup
de colère envers ton père, tes soeurs, mais tout autant envers ta
mère. Laisses monter... et libères cette rage du mieux que tu
peux «
Ici & Maintenant ».
Toute cette rage accumulée durant autant d'années ne peuvent se dissoudre
tout d'un coup... Cela doit se faire graduellement. Il faut plusieurs
exercices d'intégration pour nettoyer ta tête, ton corps et ton coeur de
cette profonde colère. Un exercice entre autre, l'écriture
consciente... Écrire des «
lettres de rage » en
étant connectée... et en ayant aucune censure... Laisser monter et écrire
tout ce qui veut se dire... C'est un exercice thérapeutique qui aide à
intégrer... à libérer... et à voir clair davantage en soi. Alors
si cette exercice t'appelle... Fais-le! Cet été prends bien
soins de toi. Écoutes ton corps... Il te dira tout... et te guidera
avec sagesse. Particulièrement, sois douce avec toi. Tu as
besoin de douceur, de tendresse et de compassion pour avancer sur ton Chemin
de Vie, Chemin de Guérison profonde. Enrobes-toi et entoures toi d'une
belle lumière rose tendre. Cela t'aidera... Bon été! On se
recontacte en septembre. Big hug! BlancheXX
J'entends
des voix
Le 8
novembre 2004 Bonsoir
Blanche, Comment
ça va? Moi présentement, j'en n’arrache... J’ai
beaucoup de misère ces-temps ci. La saison m’aide pas.
Moi
et l’automne ne font pas bon ménage.
On n’a pas eu beaucoup de soleil cet été. Ça aide pas non plus. Je manque
d’énergie , mais ça va revenir. Un
jour à la fois et je serai plus en forme . Je
reviens à mon partage. Je sais que ça va pas être facile à poursuivre mon
cheminement. Avec se que je vis présentement. Je vais faire mon possible
pour retrouver mes
mots. J’ai une misère à trouver mes mot pour écrire et même parler est
difficile... Pourtant je veux
finir par être bien avec moi-même. Je vais me donner à fond pour arriver au
bout et voir la lumière. Ce
dont je veux te parler... J’ai à peu près 12 ans, mais je ne suis pas sûr...
Je crois que ça n'a pas trop importance l’âge. Mais je sais qu’un
jour une homme que ma mère connaissait... Il se
passait des relations avec ma mère et cette homme. Pendant que moi
je faisais le ménage dans la maison.
J’étais cette esclave pendant que ma mère vivait des relations. En plus, il
payait ma mère pour avoir ce qu’il lui demandait... Et je
devais faire la même chose pour que sa paye se double...
Je ne peut continuer
ça fais trop mal à voir l’image
qui me passe dans le tête. Je devais vivre les même chose que ma mère!
Grrrrrr... Là ce sont les pleurs qui prennent le dessus sur moi.
J'ai mal au cœur et mon corps se ressert...
Je me sens si mal... Je n’arrive pas a expliquer ce mal intérieur...
Ce
que je veux te partager... J’y arrive pas...
Grrrrrrr...
Bellerose Chère
Bellerose! Un
BIG HUG pour toi. Peu à peu tu retrouves et exprimes ces mots/maux qui sont
imprimés dans tout ton corps, dans toute ton âme. Lever le voile sur ce passé
est difficile et douloureux. Et c'est tout à fait normal. En
osant VOIR et INTÉGRER peu à peu ta VÉRITÉ personnelle, tu verras
apparaître une lumière qui éclairera ton chemin de Vie. Qui te
guidera... qui te solidifiera pour que tu puisses poursuite ta route. Prends
le temps qu'il te faut pour assimiler ces profondes blessures avec tout l'Amour
dont tu es capable. Je sais à quel point ça fait mal... Mais je sais aussi que
c'est le Chemin de Vie à parcourir pour te libérer de ce lourd passé et
t'ouvrir à une Nouvelle vie de femme bien bien VIVANTE! Laisses
se
vivre en toi ces pleurs, ces maux de coeur, ces sensations corporelles... en
toute intégrité, en toute humilité, en toute compassion. Tu es sur le
bon Chemin... N'oublie pas de te ressourcer régulièrement. C'est
nécessaire voir même ESSENTIEL pour pourvoir poursuivre ce Chemin de Guérison
en profondeur. Bellerose,
j'accueille dans mes bras ta petite fille blessée, abusée... Que sa tête se
laisse poser sur mon épaule pour se re-poser... Que son coeur s'ouvre et
accueille un amour inconditionnel qui nourrit l'espoir, la volonté à
poursuivre son Chemin avec une FOI inébranlable en ses potentialités. BIG HUG! BLancheXX Voici
une chanson magnifique d'ESPOIR,
CROIRE EN SON ÉTOILE Croire en son étoile Croire en son étoile Refrain Au coeur de la nuit Croire en son étoile Refrain
Au
coeur de la nuit Chercher le soleil Et l’habiller de pluie Pour allumer des
arc-en-ciel Et chaque matin Trouver l’espérance Qui fera refleurir la
chance Dans le creux de nos mains Croire en son étoile Pouvoir tout
changer. Le 27
février 2005 Comment
sa va ? Je commence mon partage part une pensée que j’ai trouvé et que je
trouve très intéressant, (Je refuse d’être une
victime. Je laisse parler la partie de
moi qui est forte et convaincue de sont droit au bonheur et de son droit à la vie et la
vivre pleinement et la voir positivement.)
Cette
fois si je vais te partager comment que mes soeurs étaient après
moi pour me faire du mal. C’était
une journée de pluie. Je me rappelle comme si c’était hier. Mes parents étais
sortis. Elles
ont demandé jouer à la cachette avec elles et le voisin. Un moment donné,
c’était à moi a faire le décompte, pendant que les autres se cachaient.
Une
fois le décompte de fait, je cherche pour les trouver... Il avait une cabane
derrière la maison, et j’ai trouvé le voisin dans la cabane. Mais ce
que je ne savais pas que
tout était arrangé avec mes soeurs et le voisin. Ils étaient tous cacher
dans cette cabane. Lorsque j'entre, je découvre le voisin et tout un coup mes soeurs
sortent de leur cachette, et ils m'attrappent... Mes soeurs me tiennent
contre un mur et enlèvent mon linge et demande au voisin de jouer le
jeu qu'elles avaient fait avec le voisin. Le voisin
se masturbe sur moi et mes soeurs disaient au voisin: " Regarde sont corps
tout nu... " Elles riaient de moi. Je pleurais et je demandais de me
laisser tranquille. Mes
soeurs me disent: " On t'a montré c'était quoi un pénis d’un garçon."
Elles riaient au grand éclat pendant que moi je pleurais à chaudes larmes. Une fois
leur jeu fini, mes soeurs m'ont averti de rien dire à ma mère
et mon père parce que la prochaine ça sera pire. Elles me
disaient: " Nous demanderons au voisin de mettre son pénis dans ton petit
trou." J’avais
tellement peur que je n’ai jamais rien dit à personne. Mes
soeurs et mes frères, savaient combien j’étais timide et ils se servaient de moi
Bellerose xxxxxx Bonjour
Bellerose, Merci
de ton partage. C'est bien de te vider le coeur. Mais il est
important pour avancer davantage dans ton processus thérapeutique que tu
puisses dire... exprimer même tout haut ce que tu ressens dans ton
corps au moment même où tu partages ces expériences terrifiantes et
douloureuses. Juste de raconter notre histoire n'amène pas la
guérison. Nous devons ressentir à travers notre coeur, notre corps et
notre âme ce que nous osons partager... Bien sûr nous faisons ce parcours à
notre propre rythme, selon nos capacités d'intégration. Je
te porte dans mon coeur! Blanche
XX
Le
Une
petite pensée pour commencer mon partage : Il
a beaucoup de chose qui me remontent à
la gorge, et c'est surtout la colère. C'est aussi de voir que ma vie a été
une vie que je ne souhaite à personne de vivre. Même
au niveau du travail, je me suis faites harcelée et tripotée. Pourtant pas un de mes abuseurs comprennent ce que
ça veut dire de me laisser tranquille
et de pas me toucher. Et quand tu penses que tu peux perdre ton travail si tu
parle de ce que le boss te fait... Pourtant tu as besoin de ce
travail, j’étais jeune et je voulais sortir de la vie que je vivais
chez mes parents oufff c’étais pas mieux à mon travail, là je peux me retenir
de pleurer tout veut exploser en moi. Le
boss passait sont temps à me toucher les côtés quand j’étais en arrière
de l’entrepôt. Si j’avais malheur de lever mes bras pour prendre quelque
chose de haut il était la à passer ses main autour de mon corps
grrrr...
Ça fais
si mal de dire ça... Je le regardais et je lui disais: "Laisse-moi
tranquille." Mais il
continuait... et me menaçait faire perdre mon emploi. Moi qui était mon premier travail.
J’avais 15 ans ou 16. A
un moment donné, il passait à coté de moi et me pinçait le coté des
seins ou il me touchait les fesses
haaaaaaaaaa maudit que ses dur de partager
tout ça,
mais ça va aller...
Je continue …… Je commençais très bonne
heure le matin à travailler et j’étais seule avec lui pendant au moins une
heure ou deux avant que les autres rentre travailler à leur tour. Je
passais ces heures-la comme si j’étais chez moi, il était toujours après
moi Il
me faisait faire des choses pour que ça lui donne des chances de me toucher. Et
je ne pouvais pas rien faire pour me défendre. Ça durée 7 ans et j’arrivais
à la maison et ça se poursuivait... Je ne pouvais plus endurer ça...
La
tête ne voulant plus suivre un moment donné, je suis tombée malade et
j’ai arrêté de travailler pendant 3 mois. J’étais clouée au
lit C’était trop dur
à vivre... Toutes les parties
de mon corps ont été détruites... Plus rien qui pouvait m’appartenir...
Mon corps était un déchet... Rien d’autre.... J'arrête ici parce que je pourrais
en écrire et écrire sans arrêt …..J’ai la tête qui tourne et c'est
très mêlé... Je ne peux croire qu’on m'a détruit mon corps
…………..
Bellerose
xxxxxx Chère
Bellerose, Là
tu as travaillé fort... Prends le temps d'assimiler ce que tu ressens dans ton
corps. Je sais que ce sont des passages difficiles et douloureux, mais
combien nécessaires pour ton propre rétablissement. Tu
as le sentiment que ton corps est détruit... qu'il ne t'appartient plus... J'ai
déjà connu ces sentiments... mais crois-moi... tu as le pouvoir de
reprendre possession de ton corps et de ce fait, de ton pouvoir personnel.
Continue de travailler sur toi...Par toi-même (et bien sur avec de l'aide
thérapeutique), pas à pas , tu enlèveras les chaînes que tu as toi-même
posées pour te protéger jadis. Le travail que tu accomplie sur toi est
la CLÉ qui te permettra d'ouvrir le cadenas qui te retient prisonnière des
chaînes de ce passé d'abus. Avec
toute ma tendresse et mes encouragements. Blanche XX
Le
27 mai 2005
Bonjour
Blanche,
Comment
ça va de ton coté? Présentement
mon père essaie de me contrôler comme il a toujours fait. Et bien cette fois, j’ai décidé
qu’il m’aura pas. Il
me téléphone à tout moment pour essayer de me faire croire que c'est pas
de sa faute... Tous les abus et la façon dont j'ai été maltraité...
et
tout se qui c'est passé dans la famille. Il passe sont temps à dire que je suis
une personne qui est sans cœur à cause de son âge avancé.
Grrr... Je lui
ais dit:" Moi sans cœur!
Oufff, si moi je suis sans cœur,
toi tu en n’as jamais eu de cœur! Pour personne!"
Je
lui ai dit d’arrêter de me téléphoner
pour se plaindre et arrêter de vouloir garder contact avec moi. Je lui
ai dit que je
ne voulais rien savoir de lui... que j’étais fatiguée d’entendre sa voix et
sa manière de se faire prendre en pitié.
Il
me rajoute qu'il veut garder contact avec moi. Que je suis sa fille et
qu'il tient à moi. Je lui ai répondu: "
Je n’ai jamais été ta fille! Je n'ai été qu'un objet sexuel
pour toi et ne redits jamais que je suis ta fille, parce que pour moi tu n’es
rien. Tu
as tellement pourris ma vie
que même si tu te mettrais à genoux devant moi, jamais
que je ferai ou dirais ce que je ne crois pas. Je
sais que tu veux que j’oublie tout ce que tu m'as fait subir. Pour moi, c'est
impossible! Même toi, tu ne peux même pas oublier.
Tu reviens toujours sur le
sujet. Et là, je te dis ce que je pense de toi . Tu es un pervers et tu le seras
toujours. Tu nieras toujours que tu as pris ma vie.
Tu n'as
pas de remords. Tu voudrais que j’agisse avec toi comme si rien ne
s'est passé... Voyons
dont! Pour qui que tu me prends?
Une imbécile comme tu as
toujours cru. Tu
m'a déjà dit que j’étais une fille facile. Grrrrrrrrrrrr




BlancheXX

(Geneviève Lapointe / Serge Lapointe, Cyndie Léa
Laliberté)
J'ai en moi mille voix
J'entends des voix
Je n'sais pas si elles sont
pour ou contre moi
C'est le même écho
de mes vielles peurs
de ma colère
Ma deuxième peau
qui me laisse
le coeur à découvert
C'est fou, j'entends des voix
Des loups qui hurlent
à coté de moi
J'ai en moi
Un oiseau qui se débat
J'ouvre les bras
mais toujours il reste là
J'ai le vent dans le dos
qui veut me pousser
vers la lumière
Ou me jeter à l'eau
peut-être me garder
prisonnière
C'est fou, j'entends des voix
Des loups qui hurlent
à coté de moi
J'ai en moi mille voix
j'entends des voix
Je n'sais pas
ce qu'elles veulent
ce qu'elles ne veulent pas
Entre le vrai et le faux
elles dessinent un chemin solitaire
Elles m'inventent des mots
me dessinent
une vie de guerrière
C'est fou, j'entends des voix
Des loups... j'entends en moi
C'est fou, j'entends des voix
Des loups... j'ai mal à moi !
C'est fou, j'entends des voix
Des loups...

pour toi
Bellerose et à tous ceux et celles qui côtoient ce site.
(J.J.
Egli – A. Morisod)
Croire au lendemain
Découvrir un chemin
D'amour et d'amitié
Ne douter de rien
Et de cendre en satin
Pouvoir tout changer...
Chercher le soleil
Et l'habiller de pluie
Pour allumer des arcs-en-ciel
Et chaque matin
Trouver l'espérance
Qui fera refleurir la chance
Dans le creux de nos mains
Croire en son destin
Oublier les chagrins
Et les rêves blessés
Croire en son étoile
Et savoir enfin
Qu'un nouveau jour qui vient
Peut tout arranger...
Croire au lendemain
Oublier les chagrins
Et les rêves blessés
Croire en son étoile
Ne douter de rien
Et de cendre en satin

![]()
Bonjour
Blanche,
