Chroniques de Blanche
« Il est possible de guérir notre enfant intérieur blessé.»

Chronique #19

Voleurs d'enfance...
 ( Documentaire de Paul Arcand )

et d'espérance...

 

Nous somme samedi, le 15 octobre 2005.  Il est 21h30.  Je viens tout juste de voir le documentaire Les Voleurs d'enfance de Paul Arcand. Il est évident que les témoignages de ces êtres qui ont été maltraité... non seulement par leurs proches, mais aussi, d'une "certaine manière" par l'État (la D.P.J. - Direction de la Protection de la Jeunesse) me touchent profondément.  Dans le regard de ces enfants abusés, désabusée, devenus adultes, que de douleurs, de colère, d'inquiétude,  de désespoir... J'y ai vu aussi (particulièrement  chez les 2 frères Lacombe) une réelle compassion entres eux et les autres participants au documentaire.  Ce fût très émouvant!  Malgré la profondeur de leurs blessures, ils sont capable d'AMOUR. Et ça c'est merveilleux!  J'aurais bien aimé être avec eux et leur faire à mon tour, un Big Hug.

Ce documentaire révèle les failles du système de manière percutante. La surmédication des jeunes, les enfants yo-yo ballottés de centres d’accueil en familles, le sort des ados renvoyés à la rue à 18 ans, la manière dont les victimes sont traitées par rapport à leurs agresseurs. Ces agresseurs qui sont mieux installés dans leur cellule en prison que celle de ces jeunes en centre d'accueil.   Et que dire du hall luxueux de l'immeuble dans lequel la D.P.J. loue ses locaux à Montréal à des coûts sûrement exorbitants. Je ne peux passer sous silence, les salles d'isolement où l'on enferme à clé un jeune qui à sa façon crie sa souffrance qu'on d'étouffe de nouveau en les isolant durant des heures, des jours et parfois des mois. C'est aberrant! Tout cela fait en sorte que le jeune se sente davantage exclut de la société. Pas surprenant que leurs estime de soi qui est déjà base, devienne quasiment inexistante. 

Dans ce film, Paul Arcand est très critique à l'endroit des services de Protection de la Jeunesse; les conditions de détention et la réglementation sont inhumaines et l'administration de la DPJ, est sans aucun doute à revoir de fond en comble. Peu ou pas de formation pour les intervenants, des locaux de détention pire que dans les pénitenciers fédéraux, des décisions aléatoires, manque de suivi, etc. Un film-choc qui a sa raison d'être pour que des changements significatifs  puissent s'opérer...

La Juge Ruffo qui  a tenté à maintes reprises de nous avertir des failles du système depuis les années 80, et ce dans l`indifférence collectif le plus complet. Dans le documentaire, elle nous parle aussi de la solitude de ces jeunes et la situation morbide qu'ils doivent vivent...  Pour moi cette femme est une grande dame, toute autant qu'Alice Miller qui par ses écrits dénonce la "pédagogie noire". J'ai rencontré Mme Ruffo pour la première fois dans le début des années 90, lors d'une conférence qu'elle donnait à l'Université du Québec à Chicoutimi. Quelle belle rencontre! Découvrir un être aussi authentique qui ne veut que le bien de l'enfant en toute simplicité. J'ai une grande admiration pour ce qu'elle a accomplie et ce qu'elle continue d'accomplir envers et contre tous pour le BIEN RÉEL de l'enfant.

La pédagogie noire 

Qu’est-ce que la pédagogie noire ?

Cette manière brutale d’élever les enfants, on pourrait dire plutôt de les dresser, qui débouche trop souvent sur le phénomène tragique de l’enfance maltraitée et est à l’origine de bien des violences dans notre société.
 
La pédagogie noire est une maltraitance légitimée "pour le bien de l'enfant", pour bien "les dompter" ou bien "les éduquer" comme certains parents diraient...

Pour terminer cette chronique, ce que j'ai pu voir dans ce documentaire ne m'est évidemment pas inconnu... Mais lorsque je suis en présence d'êtres qui osent sortir du silence... qui osent exister... qui osent dénoncer... qui osent montrer leur vulnérabilité... je ne peux qu'avoir une grande tendresse et une profonde admiration. 

Ce qui manque encore une fois dans ce documentaire comme l'on peut voir dans la plupart des médias,  on  parle de maltraitance, mais on ne dit pas comment on peut GUÉRIR de ces traumatismes. Et c'est tout à fait compréhensible... Comment peut-on démontrer que l'on peut GUÉRIR quand le système traditionnel thérapeutique a des limites qui empêchent les professionnels d'aider adéquatement leurs semblables  et ainsi, les amener vers la guérison? Pour approfondir ce sujet, voir: Article publié

Ce qui m'a interpellé beaucoup dans les témoignages de ce documentaire , c'est  la douleur, la détresse inscrites dans leur regard enfoncé et tragique.  Et c'est surtout de constater encore une fois que ces femmes, ces hommes ne savent pas qu'il est VRAIMENT possible de GUÉRIR en PROFONDEUR. Ils ont la croyance d'être pris à vie avec ces blessures. Ils sont enfermés dans une espèce d'illusion fatale. Et ça pour moi, c'est très désolant. Et ça fait mal en dedans... On leur a pas seulement voler leur enfance, mais aussi l'espérance de se guérir... 

 MOI JE SAIS QUE PEUT IMPORTE LE PASSÉ TROUBLANT NOUS  AYONS VÉCU... NOUS AVONS LE POUVOIR DE GUÉRIR...  Même si c'est un Chemin ardu à parcourir... il en vaut vraiment la peine pour devenir enfin VIVANT à part entière. Cela nous demande alors FOI, COURAGE, PERSÉVÉRANCE, PATIENCE et beaucoup d'AMOUR et de COMPASSION pour SOI.

À tous ceux et celles qui sont enfermés cette illusion fataliste, qu'il est impossible de guérir de tels traumatismes, je souhaite que vous rencontriez un jour des êtres qui vous aideront à reprendre confiance en les immenses potentialités qui subsistent en chaque être humain (donc vous). Vous serez alors divinement guidés vers un chemin d'espérance et de libération totale de ce qui oppresse et contrôle encore votre vie, ces traumatismes non-intégrés.

En Communion Spirituelle de Coeur.

Blanche Landry, psychothérapeute
Approche Psycho-Corporelle-Spirituelle (APCS)

Spécialisation: Inceste ou tout autre abus sexuel
Clientèle: Toute personne qui veut parcourir son Chemin de Vie
Bur.: (819) 322-2142
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