Procédures judiciaires
Selon l'article 155 du code criminel du Canada, L'INCESTE est criminel.
Article 155.
(1) Commet un inceste quiconque, sachant qu'une autre personne est, par les liens du sang, son père ou sa mère, son enfant, son frère, sa soeur, son grand-père, sa grand-mère, son petit-fils ou sa petite-fille, selon le cas, a des rapports sexuels avec cette personne.
Peine
(2) Quiconque commet un inceste est coupable d'un acte criminel et passible d'un emprisonnement maximal de quatorze ans.
Contrainte
(3) Nul ne doit être déclaré coupable d'une infraction au présent article si, au moment où les rapports sexuels ont eu lieu, il a agi par contrainte, violence ou crainte émanant de la personne avec qui il a eu ces rapports sexuels.
Définition de «frère» et «soeur»
(4) Au présent article, «frère» et «soeur» s'entendent notamment d'un demi-frère et d'une demi-soeur.
Source: Institut canadien d'information juridique
L'INCESTE est une agression sexuelle
Comment la loi définit-elle l'agression sexuelle?
Avant tout, « agression » signifie usage intentionnel de la force envers une personne, contre sa volonté. Par exemple, toucher une personne, la gifler, lui donner des coups ou encore la pousser constituent une agression. Menacer de faire usage de violence est aussi une agression. C'est ainsi que si quelqu'un menace de vous battre, il y a agression même si la menace n'est pas mise en exécution.
Si une personne tente ou menace de vous agresser mais se trouve empêchée de passer à l'acte, elle pourra se voir accuser de tentative d'agression, ou bien de tentative d'agression sexuelle.
Dans la mesure où vous s'y consentez pas, un baiser, des caresses, la pénétration, la sodomie, ou l'attouchement des parties sexuelles avec la bouche constituent des agressions sexuelles.
Une personne peut être accusée d'agression sexuelle si:
elle vous a forcée à des étreintes, des caresses ou à des relations sexuelles avec elle ou bien si elle vous a embrassée ou touchée sexuellement contre votre volonté (sans qu'il y ait aucun signe de violences ou de blessures physiques).
Une personne peut être accusée d'agression sexuelle armée, de menaces à une tierce personne ou d'avoir causé des lésions corporelles, si:
elle a utilisé ou a menacé d'utiliser une arme(ou une imitation d'arme) pendant qu'elle vous agressait sexuellement
elle a menacé de blesser quelqu'un d'autre, votre enfant par exemple
elle vous a infligé des blessures physiques
elle était avec d'autres personnes qui vous ont également agressée sexuellement
Une personne peut être accusé d'agression sexuelle grave relativement à l'agression sexuelle commise contre vous dans les cas où:
vous avez été blessée, mutilée, défigurée ou brutalement battue
votre vie a été mises en danger
Selon ce qui s'est passé, il est possible de porter une accusation contre votre agresseur. Par exemple, si l'on s'est saisi de vous dans un ascenseur, que l'on vous a amenée dans un appartement, puis que l'on vous a forcée à avoir des rapports sexuels, l'agresseur pourra être accusé non seulement d'agression sexuelle mais aussi d'enlèvement.
Nombreuses sont les
victimes d'inceste à ne pas avoir dénoncé leur agresseur. Elles n’osent pas parler publiquement des violences qu’elles ont subies. (Ici
nous pouvons parler des femmes aussi bien que des hommes. Il y a beaucoup
plus d'hommes qu'on ne le croit qui ont ces même sévices sexuels.) Chacun-e
craigne d’être pointé du doigt, de briser leur famille, d’être
jugées, revictimisées ou d'être discréditées dans leur profession. Les
preuves ne sont pas toujours évidentes à formuler, les agressions sont souvent
commises sous la menace et derrière de secrète portes. Et que dire du système
judiciaire canadien. Les procédures judiciaires sont influencées et basées sur les
principes de notre droit criminels. Ces principes, doublés de préjugés
sociaux envers les femmes, font en sorte que le système judiciaire est souvent
très pénibles pour les femmes qui se font agressées. Lire
à ce sujet: Quand
la justice n’a rien à voir avec la quête de vérité!![]()
Mais malgré tout...
OSONS RETROUVER LA PAROLE PERDUE
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Lorsque nous décidons de RETROUVER LA PAROLE PERDUE... et de DÉNONCER... Nous parvenons ainsi, non seulement à remettre la responsabilité des gestes abusifs à l'agresseur, mais nous nous permettons de libérer et intégrer les charges émotives, corporelles liées à de tels abus, et de ce fait, GUÉRIR EN PROFONDEUR. Nous choisissons de VIVRE enfin pour SOI et reprenons, pas à pas, la Maîtrise de NOTRE VIE. Nous prenons notre place dans le monde. |
Pour ceux et celles, qui ont été agressés-es sexuellement , qui veulent sortir de l'ombre, retrouver leur parole perdue et dénoncer légalement leur agresseur ou leur abuseur, voici un guide à cet effet. J'espère qu'il saura vous aider... Même si nous savons que la loi a des lacunes en matières d'agression sexuelle l'égard des femmes et des enfants, nous ne devons pas rester enfermer dans le mur du silence. Nous devons par nos actions faire bouger les choses pour que les lois puissent changer. Agresser sexuellement, c’est intolérable : le système de justice canadien doit cesser de banaliser la violence sexuelle, dont l'INCESTE.
Procédures judiciaires Quelques concepts de base
Les procédures judiciaires sont influencées et basées sur
les principes de notre droit criminel. Ces principes, doublés de
préjugés sociaux envers les femmes, font en sorte que le système
judiciaire est souvent très pénible pour les femmes qui se font
agressées.
Présomption d'innocence: toute personne est innocente jusqu'à preuve du contraire. Preuve hors de tout doute raisonnable: personne ne peut être déclaré coupable s'il subsiste un doute raisonnable concernant sa culpabilité. Le délit est un crime contre l'État (la Reine): la plaignante est un témoin du crime et l'État se charge de poursuivre l'accusé en la personne du Procureur de la Couronne, la plaignante ne peut choisir son avocat. Le droit à une défense pleine et entière: l'accusé a le choix de son avocat. S'il est à faible revenu, un avocat de l'Aide juridique le défendra. L'avocat de la défense peut contre-interroger la plaingnante.
Déroulement d'une plainte:
- perception de la plaignante et de l'agression - éléments de preuves disponibles - attitude de la plaignante à aller jusqu'au bout et ses motivations
Toutes les procédures à la Cour sont publiques. Il faut
obtenir une ordonnance de non publication ou un huis clos pour qu'il n'y ait
aucun public ou journaliste dans la salle lors de l'enquête préliminaire
et au procès. La femme doit faire cette demande au Procureur de la
Couronne qui va la transmettre au juge. Dans les cas de mineurs les
juges accordent généralement le huis clos alors que pour les adultes ce
n'est pas le cas.
- lecture de l'acte d'accusation - choix du jury (s'il y a lieu) - la Couronne présente la preuve - l'accusé présente sa défense - la Couronne fait une contre-preuve s'il y a de nouveaux éléments - plaidoirie de chacune des parties (résumé des preuves) - le juge ou le jury se retire pour délibérer - le verdict peut être: - coupable - non coupable de l'accusation portée mais coupable d'une infraction moindre - acquittement - si l'accusé est trouvé coupable, le juge rendra sa sentence Il est possible d'aller en appel pour une question de droit ou une question de sentence. Note: de la déposition à la sentence plusieurs mois ou années peuvent s'écouler.
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Schéma des étapes judiciaires
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Sincères remerciements à
Francine Poirier de m'avoir remis ces
informations.
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Autres liens qui peuvent vous être utiles:
Les
recours criminels dans les cas d'abus sexuels dans l'enfance
Educaloi; le carrefour d'accès au droit
Liste de polices municipales du Québec
Blanche Landry
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